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La Scandaleuse et la Magnifique...

Que diriez-vous de m'embrasser ?

le 09/10/2008 à 18h35
Prendre une dose d'amnésie et recommencer encore, avec pour seule ambition celle d'exister un peu plus, histoire de réduire cette impression d'inutilité qui n'est pas si fausse que ça...

Du haut de mon instabilité latente et de mes talons aiguilles, je reviens pire qu'avant, mes obsessions et mes névroses décuplées... Je suis comme le vent, celui des fous sûrement, et j'aime ça.



Et quelque part, quelqu'un vit sans moi.

Mes talons claquent sur les dalles en béton. L'air est chaud, pas encore lourd... Je marche sous les lumières de la ville - la nuit est déjà tombée - j'ai l'impression de ne pas avoir de destination.
Ici ou ailleurs, personne ne m'attend. Je crois que ça ne me déplaît pas tant que ça.

J'aime longer les boulevards à la lumière des réverbères, sur ces immenses trottoirs... Sur des vélos, quelques gens biens, des PDG en costard rentrent chez eux, ou chez leur maîtresse sous le prétexte d'une réunion interminable, un garçon cherche une cigarette. J'aime cette ambiance de fin de journée, je n'ai pas envie de rentrer.

On me regarde, mes cheveux décoiffés et mes neuf centimètres supplémentaires me donnent l'air d'une prostituée. Mais après tout pourquoi pas...

Je le méprise tellement.
Son fric remplit mes poches, je vais mentir encore. Et je m'en fiche. Je suis sans limite.
Je n'ai rien ressenti, J'ai juste serré très fort son corps contre le mien, plus ivre de son parfum que du litre de vin que j'avais avalé... Mon avilissement me laisse indifférente, le sien me paraît ridicule. Le fait d'être son fantasme aussi.

Tout m'est tellement égal.

Mon Dieu, je l'aimais.

le 09/10/2008 à 20h08
(Re)tomber de haut.

Une dernière fois, c'est ce qu'on se dit toujours... Puis l'ignominie nous rattrape, on se rendors dans ses bras, on se tourne le dos au réveil et il part comme si rien ne s'était jamais passé. Cette fois je n'ai pas cherché à le voir partir, je me faisais belle pour d'autres à ce moment-là...

C'est moi qui lui ai dit de venir.

Il me serre les poignets, rapide, oui, c'est ça que je voulais. Je le prends par le cou comme si je l'aimais encore, car mon Dieu, qu'est-ce que je l'aimais... Je ris, l'embrasse de toutes mes forces, et ses lèvres auront toujours le goût du vin, ce vin qui ne vaut rien dont on se rend ivres pour se supporter nous-mêmes...

Vouloir que ça cesse, mais ne rien faire pour. Satisfaite, mais blessée à mort...